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L'Australie brûle

Avec les incendies dramatiques en Australie nous sommes entrés de plain pied dans la décennie 2020-2030, la dernière selon les experts du GIEC pour enrayer la hausse vertigineuse des températures vers laquelle nous nous dirigeons. Pour maintenir la hausse en deçà de +1,5°C il nous faut dans les 10 ans qui viennent réduire de 45% nos émissions de CO2 !

Ainsi depuis des mois l’Australie s’embrase sur des potions gigantesques de territoire, sous l’effet conjugué de 3 phénomènes. D’une part un été austral le plus sec (conséquence d’une moindre pluviométrie cumulée sur les 3 dernières années pouvant atteindre jusqu’à – 30%) jamais observé jusqu’à présent. Ensuite l’effet de « dipôle » que connait actuellement l’océan Indien, phénomène climatique qui crée des variations de températures océaniques qui accentue cet assèchement. Enfin par des températures élevées : début janvier la Capitale Canberra a connu un record de température à 44%C pulvérisant de 1,2°C le précédent record de 1939.

Si on se souvient des chiffres cet été en Europe, ceux de l’Australie s’inscrivent dans la même tendance d’une hausse des maxima de 1°C à 1,5°C. Avec les conséquences que l’on sait.  Des centaines de millions d’animaux et de végétaux anéantis sur 80.000 km2 soit 15% du sol français métropolitain ou l’équivalent de la superficie de la région Occitanie, rayée de la carte.

Alors que la hausse moyenne terrestre que nous connaissons actuellement depuis l’ère industrielle est de 1,1°C avec les conséquences que l’on mesure de plus en plus palpable jours après jours, nous pouvons craindre le pire quand les trajectoires actuelles nous annoncent +4,5°C avant la fin du siècle et 75% des terres habitées qui connaitront des températures supérieures à 63°C !

L’Australie est d’ailleurs un des pays les plus mauvais élèves au monde en matière d’émission de CO2, pire que les Etats-Unis, avec 15,6 Tonnes de CO2 par habitant, soit plus de 3 fois les émissions d’un Français. En cause des choix énergétiques calamiteux 35% de pétrole, 33% de charbon, et 26% de gaz. Pire alors qu’Australie avait engagé en 2012 sous le gouvernement de la travailliste Julia Gillard une amorce de transition énergétique par l’instauration d’un prix carbone à 16€ la Tonne de CO2, le gouvernement conservateur de Tony Abott a aboli cette taxe.

Au-delà du drame pour les populations, la faune et la flore, l’Australie subit des impacts néfastes cohérents avec ses choix énergétiques irresponsables.

Photo : Anthony Hearsey / creative Imaging-Licence, à partir des données de la NASA du 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020


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