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Baisse en 2023 des émissions de C02 : est-ce le début de l’inflexion attendue ?

La France a annoncé que ses émissions de CO2 en 2023 ont baissé de -5,8%.

Cela est une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle.

La mauvaise nouvelle c’est que nous avons donc encore ajouté dans l’atmosphère l’équivalent de 94,2% du volume que nous y avions rejeté au cours de l’année précédente. Ajoutant toujours et encore à une atmosphère saturée en CO2.

La bonne nouvelle c’est que nous décèlerons lentement le rythme de nos rejets. Nous ne freinons pas mais nous avons levé le pied.

Les causes sont multiples. La première tient au signal prix sur l’énergie. La consommation d’électricité et surtout de gaz a baissé de -13%, moins par un souci environnemental que par nécessité de préserver son porte-monnaie. L’industrie a vu ses émissions baisser de -9% en partie par l’effet de l’amélioration de l’efficacité énergétique et des mesures de décarbonation des process industriels mais aussi parce que la désindustrialisation se poursuit. Les transports ont également baissé mais dans de moindre proportions -3%. Et l’agriculture encore moins.

Or les chiffres que nous comptabilisons sont ceux des émissions sur le sol national, ce qui exclut les émissions liées à nos importations… qui dans un pays comme la France avec une balance commerciale déficitaires ne sont pas négligeables.

Ne boudons cependant pas notre plaisir, ce d’autant plus que le Royaume Uni avec une baisse de -5,7%, l’Allemagne (il est vrai beaucoup plus émettrice de CO2 que la France) avec -10% et même les USA avec -2% suivent le même mouvement.

Serions-nous arrivés au point d’inflexion identifié à la COP21 où le rythme des émissions continuaient à croitre sur une petite dizaine d’année pour entamer ensuite sous l’effet des mesures décidées et mises en place par les états une baisse forte ? Il est trop tôt pour l’affirmer. Chacun voudrait y croire, car il y a urgence pour le climat, urgence pour l’humanité. Il nous reste sept années d’ici à 2030 pour baisser de 45%. La pente à prendre est raide mais impérative pour contenir le réchauffement climatique en deçà des +1,5°C

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